squirting

Qu’est-ce que le « squirting » ?

Table des matières


    Qu’est-ce que le « squirting » ?

    Le squirting est considéré comme une expression de l’excitement sexuel et de l’orgasme qui peut survenir chez les femmes très excitées et multiorgasmiques. Il consiste en une émission d’un liquide transparent par l’urètre lors d’une activité sexuelle ou lors d’un orgasme. Ce liquide est souvent expulsé en quantité variable, allant de 0,3 ml, jusqu’à 150 ml et sort souvent en squirtant, d’où le terme squirting.

    Comment est-ce que le « squirting » arrive, et d’où provient le liquide ?

    Le squirting est atteint après la stimulation du clitoris et du vagin lors de la masturbation ou du coït. Selon des recherches, il existe trois sources possibles de liquide féminin, y compris : la vessie, le vagin et les glandes de Skene. Il peut également s’agir d’une combinaison des trois simultanément. Les sexologues ont parlé de ces sources :

    • Les glandes de Skene, aussi appelées les glandes para-urétrales, sont considérées comme la prostate féminine, ont une faible capacité de sécrétion et n’ont pas les muscles nécessaires pour une contraction vigoureuse qui pourrait entraîner l’écoulement de liquide, comme le squirting. Elles ne sont donc pas à l’origine d’un squirting massif.
    • La vessie, au contraire, est le seul organe capable de retenir et de collecter des centaines de millilitres de liquide, qui est ensuite expulsé par l’urètre via le muscle détrusor, un gros muscle qui se contracte avec beaucoup de force.

    Cette dernière théorie est appuyée par les observations de l’imagerie dans certaines études, montrant, chez tous les sujets, un remplissage important de la vessie pendant l’excitation sexuelle, suivi d’un vide total de la vessie après le squirting.

    Quel est le liquide qui compose le « squirting » ? Est-ce le même que l’urine ?

    Des études ont montré que le liquide de squirting sécrété lors des points culminants :

    Jusqu’à récemment, tous les liquides expulsés lors de l’éjaculation et l’orgasme étaient regroupés sous le même nom : « l’éjaculation féminine ». Cela était dû au fait de la similitude avec l’éjaculation masculine, qui n’avait pas de grande différence avec l’éjaculation féminine, le squirting ou l’incontinence urinaire coïtale.

    Est-ce que le « squirting » est similaire à l’éjaculation féminine ?

    Au contraire du squirting, l’éjaculation féminine fait référence à l’éjection d’une faible partie d’un liquide visqueux provenant de la prostate féminine. D’anciennes recherches ont toutes échouées à la distinction des deux liquides, ce qui entrainait une certaine confusion et des résultats contradictoires. Néanmoins, des recherches plus récentes se sont intéressées à ce sujet, et ont réalisé des études pour différencier ces deux termes :

    • Composition des liquides : alors que le squirting est biochimiquement identique à l’urine, comme indiqué précédemment, l’éjaculation féminine est biochimiquement différente de l’urine, car elle contient de fortes concentrations d’antigène prostatique spécifique (APS). Il possède les propriétés biologiques du sperme masculin, mais exclut les gamètes.
    • Source des liquides : les deux liquides sortent de l’urètre, mais ne viennent pas du même endroit. Il est déjà bien établi que le liquide provenant du squirting provient de la vessie, tandis que le liquide de l’éjaculation est sécrété par la prostate féminine.
    • Caractéristiques des liquides : des études ont démontré que le squirting est une éjection massive et involontaire d’un liquide transparent et aqueux durant l’orgasme. Tandis que l’éjaculation féminine produit un liquide peu abondant (limité à quelques millilitres), comparable à du « lait dilué » ou « sans matière grasse ».

    Est-ce la même chose que l’incontinence urinaire ?

    Même après s’être mis d’accord sur le fait que les liquides sont écoulés lors des orgasmes, des sexologues ont discuté la possibilité de l’incontinence coïtale d’effort. L’hypothèse était fondée sur le fait que le niveau de liquide rejeté était important.

    L’incontinence coïtale d’effort se caractérise par la fuite d’urine lors d’une activité sexuelle. Elle est catégorisée en deux parties : l’incontinence urinaire lors d’une pénétration et l’incontinence urinaire lors du point culminant ou de l’orgasme.

    La majorité des femmes souffrant de ce problème sont atteintes d’une pathologie appelée « hyperactivité du détrusor », dans laquelle l’orgasme provoque des contractions de la vessie, et parfois même un relâchement du sphincter, résultant une perte involontaire d’urine.

    En revanche, des expériences tardives n’ont trouvé aucun signe d’incontinence urinaire ou d’hyperactivité du détrusor chez les femmes pouvant squirter. Cela signifie que des processus non identifiés sont actifs lors de l’excitation et la stimulation sexuelle pour provoquer le phénomène de squirting. Un autre aspect tout aussi intrigant, soutenant cette idée, est que les femmes n’ont pas ingérés de quantité excessive de liquide les heures précédant les essais.

    Pour résumer, est-ce que le « squirting » peut être considéré comme de l’incontinence urinaire ?

    Réponse : à cause de leurs symptômes similaires, le squirting et l’incontinence urinaire sont très souvent mélangés, bien que ce soit deux phénomènes totalement différents. Cela suggère que certains comportements sexuels puissent contribuer à l’apparition d’un écoulement urinaire important, même en l’absence d’une maladie pathologique.

    Toutes les femmes peuvent-elles le vivre ?

    Le squirting est considéré comme un phénomène physiologique, mais aussi comme une réponse sexuelle non commune.

    La prévalence de ce phénomène est assez difficile à évaluer. Des spécialistes estiment que 10 à 40 % des femmes peuvent avoir une émission de liquide pendant un orgasme, de façon régulière ou occasionnelle, tandis que d’autres pensent que le taux d’incidence n’est que de 5 %.

    Comment affecte-t-il la vie sexuelle ?

    Le squirting ne suscite pas la même émotion chez toutes les femmes. Tandis que certains sexologues affirment que près de quatre femmes sur cinq, pouvant squirter, estiment que cette pratique constituait un « enrichissement » de leur vie sexuelle, d’autres ont des points de vue différents. Chez certaines personnes, le flux involontaire d’urine pendant les rapports peut être psychotraumatique. Certaines de ces personnes ont admis avoir eu une opération pour résoudre ce « problème ». D’autres personnes ont préféré supprimer leurs orgasmes pour éviter de mouiller le lit.

    Comment l’atteindre ?

    Pas toutes les femmes peuvent expérimenter le squirting. Il n’existe pas de bonne ou mauvaise manière de l’atteindre. Néanmoins, quelques astuces peuvent aider les femmes, capables de squirter, à en refaire l’expérience :

    • Stimulation : le squirting est le résultat direct d’une stimulation du clitoris et du vagin. Certaines études prouvent que la stimulation d’autres zones érogènes, comme les seins, peuvent provoquer le squirting. Certaines femmes pensent qu’en concentrant la stimulation sur le point G, situé sur la paroi intérieure du vagin, elles pourront le vivre de nouveau.
    • Expérimentation : essayer différentes stimulations peut aider les personnes à savoir exactement ce qu’elles préfèrent.
    • Relaxation : les femmes à l’aise pendant les rapports sexuels ou la masturbation auront plus de chance de faire l’expérience du squirting.
    • Communication : il est important de communiquer avec son partenaire/ses partenaires sur les comportements ou actes sexuels agréables, et ceux qui ne le sont pas.

    Le « squirting » dans les vidéos porno

    La représentation incorrecte et inexacte du squirting à travers des vidéos peut perturber la vie sexuelle d’une personne ou d’un couple et peut conduire à des malentendus sur la sexualité féminine. La pornographie montre souvent le squirting comme un signe courant d’excitation sexuel et de plaisir, ce qui amène de la confusion et de la frustration pour les femmes ayant déjà vécu cette sensation. Ou, au contraire, cela apportera un ressenti d’imperfection sexuel chez les femmes n’ayant jamais ressenti cela. Cela crée également des attentes incorrectes et irréalistes des hommes pour les orgasmes féminins.

    Ainsi, le squirting peut totalement être différent de ce que vous auriez pu voir dans les vidéos pornographiques. Ce n’est pas quelque chose qui arrive à toutes les femmes, il n’est pas régulier, et il n’a jamais été prouvé qu’avoir un orgasme en squirtant est bien meilleur que d’avoir un orgasme sans rien.

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